Morice

Lipsi

Les éditions du Griffon publient un second ouvrage de référence sur Morice Lipsi, présentant et illustrant l'ensemble de l’œuvre du sculpteur.

Morice Lipsi, 1898-1986. L'itinéraire d'un sculpteur abstrait au XXe siècle, suivi du catalogue de tout l’œuvre sculpté

de Gabrielle Beck-Lipsi

Textes de R. V. Gindertael, enrichis de propos d'auteurs contemporains de l'artiste

« L'important n'est pas de comprendre la sculpture, c'est de la ressentir. La sculpture stimule la pensée, elle éveille la sensibilité qui est souvent inexplicable ! » Morice Lipsi

Le jeune Moryce Lipchytz avait à peine quatorze ans lorsqu’il quitta en 1912 sa ville natale de Lodz, en Pologne occupée par les Cosaques, pour rejoindre à Paris son frère qui avait son atelier à la ruche.

Pour ne pas être confondu avec cet homonyme arrivé à « La Ruche » cinq ans avant lui, Morice adopte le nom de LIPSI en 1929.

C'est à partir de 1931 que la sculpture de Lipsi privilégie la taille directe. Il travaille en solitaire loin des écoles et des mouvements de son temps. Lorsqu’il taille la pierre, le bois ou l’ivoire, il semble toujours avoir le souci d’exalter la beauté du bloc brut qui se livre à lui. Il porte la main avec respect et l’amour qu’il faut, mais aussi avec le courage de l’affronter en face ; et il faut donner la vie aux êtres et aux choses à l’aide de la lumière….

Une étape importante pour la maturité de l’œuvre de Lipsi coïncide avec la tragique période de la dernière guerre. Lipsi (d’origine juive) fut lancé sur les routes de l’exode en 1940. Il trouva d’abord asile à Abzac (Charente). Dès son arrivée, il poursuivit son travail malgré les circonstances avec des commandes de la municipalité : Le Berger entouré de ses moutons, suivi par des commandes du curé : une vierge à l’enfant consacrée à l’église de Brillac et Deux anges musiciens (église d’Adriers). Plus tard il devait reprendre la route dangereuse de la fuite devant la menace hitlérienne et aboutir enfin à Genève après de précaires refuges dans le midi et en Savoie. Il regagne Paris le jour de l’armistice. Ses masques en plâtre expriment ses conflits vécus. Son frère Samuel était mort à Auschwitz.

A partir de 1921, Lipsi expose régulièrement à Paris et ailleurs et il participe aux grands salons. A partir des années soixante il préside la section sculptures du Salon des Réalités Nouvelles. De pierre en pierre, de sculpture en sculpture, (le répertoire compte plus de 900 œuvres) l’itinéraire de Lipsi est rigoureux. Peu à peu il se libère de la servitude de la figuration, épure les formes. A partir de 1960, le travail de Lipsi occupe une place importante dans la sculpture monumentale. Ses sculptures se sont inscrites dans la mémoire collective, comme la célèbre colonne olympique (1967) à Grenoble, un granit de douze mètres, mais aussi à Tokyo, Tel Aviv, New York, Mannheim, sans oublier le cadeau d’état fait à l’Islande par le président Mitterrand en 1983 pour équiper la « place de France » à Reykjavik avec une sculpture de Lipsi en pierre de lave et ainsi « de contribuer, grâce à votre talent, au rayonnement culturel de la France » (Jack Lang).

(extrait du site internet http://www.musee-lipsi.com )

 

Morice Lipsi (Lipszyc) est né en 1898 à Lodz en Pologne. Il travailla à Paris à partir de 1912. Il s’installe alors à la Ruche, sorte de village cosmopolite habité aussi par Chagall, Soutine, Modigliani, Zadkine, Apollinaire et bien d’autres.
En 1922, il fait sa première exposition personnelle à la galerie Hebrard à Paris.
En 1927, il rencontre Hildegard Weber Lipsi.
A partir de 1960, il reçoit beaucoup de commandes publiques pour des sculptures monumentales pour la France, le Japon, Israël, la Tchécoslovaquie, l’Islande et l’Allemagne.
De nombreuses sculptures sont intégrées à des collections publiques et privées.
Il décède en 1986, à Küsnacht-Goldbach près de Zurich.

472 pages

ISBN : 978-2-88006-118-0

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